scholarly journals Avenir imaginé : insuffisances du soutien aux jeunes en milieu rural en Côte d’Ivoire

2021 ◽  
Author(s):  
Affoué Philomène Koffi

Le manque à des débouchés professionnels pour les jeunes est une préoccupation majeure en Afrique, et a un impact sur de nombreux domaines stratégiques. En Côte d’Ivoire, la situation est difficile en raison des crises politiques et économiques qui ont frappé le pays au cours des dernières décennies et qui ont eu un impact négatif sur l’éducation et accentué la précarité de l’emploi, en particulier pour la jeunesse rurale. Afin de s’attaquer au problème dans les zones rurales, il faut une approche centrée sur les jeunes qui met en place des interventions à long terme, bien ciblées, coordonnées et basées sur les réalités des jeunes.

2010 ◽  
Vol 33 (3) ◽  
pp. 139-157
Author(s):  
Marie Lorillard

Le groupe nyarafolo, rattaché au peuple sénoufo, est installé en zone de savane au nord de la Côte d’Ivoire. Jusqu’à présent, les travaux anthropologiques sur la société sénoufo ont parlé à son sujet d’un éthos d’endurance, particulièrement repérable dans le processus initiatique et la conception du travail. Cette contribution veut interroger l’existence d’un éthos de souffrance dans cette société en accordant une légitimité aux catégories indigènes et particulièrement aux sources orales. Ce faisant, elle veut également mettre en évidence des problèmes déontologiques qui se posent à tout chercheur dans le cadre d’une réflexion qui cherche à construire un regard anthropologique sur la souffrance. Par le biais de l’analyse de discours de jeunes cultivateurs, elle évoque la nécessité pour la discipline anthropologique de sortir d’une approche purement descriptive et contextuelle de la souffrance afin de s’acheminer vers une ethnoéthique transcendant les particularismes culturels.


2019 ◽  
Vol 28 ◽  
pp. 24
Author(s):  
Simplice Yao Koffi ◽  
Kouadio Raphaël Oura

L’adoption de l’anacarde est une stratégie de diversification des revenus agricoles dans le bassin cotonnier de Côte d’Ivoire. L’étude évalue cette diversification des revenus en considérant la part que prend l’anacarde dans la formation desdits revenus, mais aussi les stratégies développées par les producteurs pour l’adoption de cette nouvelle culture. Les enquêtes ont été menées en 2017, auprès d’un échantillon de 303 chefs d’exploitation dans les sous-préfectures de Boundiali (Nord), de Katiola (Centre) et de Gohitafla (Centre-Ouest). L’étude s’est concentrée dans un premier temps sur l’identification des facteurs de l’adoption de l’anacarde dans la zone. Ensuite, elle a évalué l’ampleur de cette adoption en considérant les volumes de production et les revenus perçus par les chefs d’exploitation. Enfin, l’analyse des pratiques de plantation en cours montre que, de plus en plus, l’anacarde se positionne comme une culture de rente complémentaire au coton et aux produits vivriers. Les facteurs de l’adoption de l’anacarde sont les marges brutes de cette culture, supérieures à celles du coton, et la pénibilité de l’activité cotonnière. L’adoption de l’anacarde participe à la transformation du paysage agricole et à une diversification des revenus en milieu rural.


2003 ◽  
Vol 11 (1) ◽  
pp. 71-93 ◽  
Author(s):  
Mona Etienne

Résumé Rapports de sexe et de classe et mobilité socio-économique chez les Baoulé (Côte-d'Ivoire) La société baoulé précoloniale se caractérisait par une grande mobilité socio-économique à laquelle participaient les deux sexes. La prospérité attirait des dépendants qui, réciproquement, contribuaient à la prospérité. C'est ainsi qu'un(e) afné(e) pouvait accéder au statut d'ancêtre. Les modèles et les valeurs d'autrefois gouvernent encore les stratégies de réussite des citadines d'origine rurale. Cependant, les effets des rapports de classe et des processus actuels de reproduction sociale sur les rapports de sexe font que ces stratégies tendent paradoxalement à promouvoir les conditions d'inégalité auxquelles elles voudraient se soustraire. En même temps, les réseaux sociaux entre milieu urbain et milieu rural qui fondent une certaine intégrité de la société baoulé au sein de la société étatique se trouvent menacés.


2005 ◽  
Vol 33 (2) ◽  
pp. 167-199 ◽  
Author(s):  
Cris Beauchemin

En dépit du caractère relativement récent des échanges migratoires entre villes et campagnes dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, l’histoire contemporaine des flux entre milieu urbain et milieu rural demeure largement incertaine. Les cas ivoirien et burkinabè montrent que, même dans des contextes où de nombreuses enquêtes ont été réalisées depuis les années 1970, les tendances migratoires internes sont largement méconnues. On propose dans cet article une méthode qui permet de construire une histoire des échanges villes-campagnes à partir de données rétrospectives d’enquêtes nationales récentes sur les migrations. Sa mise en oeuvre dans les deux pays étudiés permet de montrer que l’émigration rurale interne tend désormais à stagner, voire à reculer, tandis que l’émigration urbaine interne progresse. Les tendances sont si marquées en Côte-d’Ivoire que le pays est engagé dans un processus de désurbanisation. On propose en fin d’article quelques éléments d’interprétation sur les tendances dégagées, à la fois en termes de représentations communes des migrations, d’explications et de recompositions sociospatiales résultantes.


2019 ◽  
Vol 13 (4) ◽  
pp. 369-374
Author(s):  
A. Yao ◽  
A. Hué ◽  
J. Danho ◽  
P. Koffi-Dago ◽  
M. Sanogo ◽  
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