scholarly journals Coproduire les services publics

Author(s):  
Eric Komlavi Hahonou ◽  
Caroline Schaer

Les dégâts causés par les fortes inondations qu’ont connues de nombreux centres urbains en Afrique de l’Ouest ces dernières années ne sont pas le seul fait des changements climatiques globaux, mais la résultante de facteurs structurels locaux tels qu’une urbanisation anarchique, le manque d’infrastructure et l’insuffisance des services de base, qui rendent particulièrement vulnérables les populations urbaines pauvres. Ces inondations tendent à renforcer les inégalités sociales et la vulnérabilité des plus pauvres face aux changements climatiques. Pour pallier au désengagement marqué de l’État et des municipalités en matière de services publics, les populations concernées s’organisent pour assurer la provision des services d’atténuation des inondations. Les auteurs de cet article montrent qu’à Pikine (dans la banlieue de Dakar, Sénégal) la gouvernance des inondations au quotidien se traduit par une coproduction des services dans laquelle les usagers jouent un rôle actif important. Cette « gouvernance palliative » a des répercussions directes sur la capacité d’adaptation et de prévention des risques liés aux changements climatiques des populations vulnérables. Les auteurs avancent que les initiatives locales et « l’informalisation » qui caractérisent la coproduction de ces services ne constituent pas une opposition à l’État, mais une mesure indispensable de son fonctionnement au quotidien et une manifestation de la citoyenneté ordinaire des habitants des quartiers urbains défavorisés.  

2020 ◽  
Vol 153 (1) ◽  
pp. 22-32
Author(s):  
Komla Elikplim Abotsi ◽  
Kouami Kokou ◽  
Germinal Rouhan ◽  
Vincent Deblauwe

Contexte et objectifs – La conservation durable de la biodiversité requiert une bonne compréhension des causes de son déclin. Mis à part les activités humaines, les changements climatiques se révèlent comme la principale menace qui pèse sur la biodiversité au 21ème siècle. Notre étude vise à déterminer l’impact du changement climatique sur les Ptéridophytes au Togo.Méthodologie – En se basant sur 2865 occurrences de Ptéridophytes couvrant toute l’Afrique de l’Ouest et regroupés en 5 groupes écologiques, les distributions actuelle et future des Ptéridophytes ont été modélisées grâce à Maxent. La capacité de conservation des aires protégées du Togo vis-à-vis de ces plantes a été évaluée.Résultats clés – Nos résultats montrent que 9,81% du pays peut abriter simultanément l’ensemble des groupes de ptéridophytes. Les précipitations des périodes sèches, l’isothermalité et la saisonnalité de la température sont les variables climatiques qui contraignent le plus leurs niches en Afrique de l’Ouest et particulièrement au Togo. Exceptés les taxons thermophiles dont les zones climatiquement favorables devraient quasiment doubler à l’horizon 2070, les niches des autres groupes devraient se restreindre drastiquement au Togo. Seules les aires protégées du tiers sud des Monts Togo pourront garantir la conservation des niches climatiques actuelles et futures des ptéridophytes dans le pays.Conclusions – Le sud des Monts Togo constituera probablement un refuge climatique pour les ptéridophytes au Togo. Toutefois, la faiblesse de l’étendue des aires protégées dans cette partie du pays pourrait constituer une source de vulnérabilité pour ces plantes.   Vulnerability of pteridophytes to climate change and implications for their conservation in Togo (west Africa)   Background and aims – The sustainable conservation of biodiversity requires a good understanding of the causes of its decline. Apart from human activities, climate change is the major threat to global biodiversity during the 21st century. Our study aims to determine the impact of climate change on pteridophytes in Togo.Methods – Based on 2865 occurrences of pteridophytes covering West Africa and grouped into 5 ecological groups, current and future distributions of pteridophytes were modelized using Maxent. The conservation capacity of Togolese protected areas for these plants was assessed.Key results – Our results show that 9.81% of the country can shelter simultaneously all groups of pteridophytes. Precipitations of the driest periods, isothermality and temperature seasonality are the climatic variables which constrain the most their niche in West Africa and particularly in Togo. Apart from thermophilic taxa whose climatically suitable niche is expected to nearly double by 2070, niche of all other group should be drastically restricted in Togo. Only protected areas in the southern third of Togo Mountains would guarantee current and future climatic niches for pteridophytes in the country.Conclusions – Southern Togo Mountains will probably constitute a climatic refugium for Pteridophytes in Togo. However, the small extent of protected areas in this part of the country would be a source of vulnerability for these plants.


2019 ◽  
Vol n°187 (3) ◽  
pp. 133 ◽  
Author(s):  
Pierre Failler ◽  
Grégoire Touron-Gardic ◽  
Oumar Sadio ◽  
Marie-Suzanne Traore

2019 ◽  
Vol 32 (3) ◽  
pp. 207
Author(s):  
Amani Michel Kouassi ◽  
Relwindé Abdoul-Karim Nassa ◽  
Koffi Eugène Kouakou ◽  
Koffi Fernand Kouame ◽  
Jean Biemi

2010 ◽  
pp. 114-119
Author(s):  
Thierry Pellarin ◽  
Truong Tran ◽  
Jean-Paul Laurent ◽  
Théo Vischel

1969 ◽  
Vol 62 (1) ◽  
pp. 139-150
Author(s):  
Julien Bondaz

Comparer la divination par la souris pratiquée au Burkina Faso et les pratiques de dératisation observées au Mali revient à mettre en évidence une même logique de pistage. Dans les deux cas, il s’agit d’expliciter le désordre des choses et les afflictions concernant les humains afin de leur trouver un remède. La comparaison entre les activités du devin spécialiste de myomancie et celle du dératiseur invite alors à interroger les rapports entre pistage cynégétique et procédé divinatoire, mais aussi, plus largement, entre paradigme indiciaire et démarche scientifique. Basé sur une description de la divination par la souris à partir de données tirées de la bibliographie et sur les résultats d’une enquête ethnographique sur les interactions entre humains et rongeurs à Bamako (Mali), cet article oriente ainsi la réflexion non seulement vers la classification des rongeurs, les formes de commensalité ou les techniques de piégeage, mais aussi vers l’interprétation des traces comme activité commune aux devins, aux dératiseurs et aux chercheurs.


2009 ◽  
Vol 19 (3) ◽  
pp. 351-372 ◽  
Author(s):  
Françoise Gourmelon ◽  
Jade Georis-Creuseveau ◽  
Mathias Rouan ◽  
Souadou N'Diaye

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