Le mouvement secondaire, l’activité intégrée aux habitudes de vie et le sommeil : les nouvelles frontières de l’évaluation de l’activité physiqueCet article est tiré d’un supplément intitulé Advancing physical activity measurement and guidelines in Canada: a scientific review and evidence-based foundation for the future of Canadian physical activity guidelines (Favoriser les lignes directrices et la mesure de l’activité physique au Canada: examen scientifique et justification selon les données probantes pour l’avenir des lignes directrices de l’activité physique canadienne) publié par Physiologie appliquée, nutrition et métabolisme et la Revue canadienne de santé publique. On peut aussi mentionner Appl. Physiol. Nutr. Metab. 32 (Suppl. 2F) ou Can. J. Public Health 98 (Suppl. 2).

2007 ◽  
Vol 32 (S2F) ◽  
pp. S231-S241 ◽  
Author(s):  
Mark S. Tremblay ◽  
Dale W. Esliger ◽  
Angelo Tremblay ◽  
Rachel Colley

Les messages de santé publique en matière d’activité physique au Canada ont mis traditionnellement l’accent sur la prescription d’exercices physiques utiles, principalement pratiqués durant les périodes de loisir (LTPA). Même si les LTPA contribuent à la dépense énergétique totale (TEE), une grande partie des activités faites durant la journée sont négligées à moins de porter une attention à l’énergie dépensée en plus des activités utiles. Cet article analyse l’impact des activités physiques dites accessoires (ne constituant pas de l’exercice physique en soi ou n’étant pas utiles) et des activités physiques intégrées dans le mode de vie (les tâches journalières et la marche concomitante) sur la TEE et les indicateurs de santé. Comme les mouvements accessoires s’accomplissent de façon intermittente dans le quotidien, cette forme de dépense d’énergie devrait diminuer face à la généralisation de la mécanisation et de l’automatisation des tâches. Cet article analyse aussi la relation entre l’inactivité physique, y compris le sommeil, et l’activité physique, la TEE et les répercussions sur la santé. On y trouve également des propositions visant à la prescription d’activité physique plus détaillée incluant toutes les composantes de la TEE. Le monitorage objectif des activités physiques selon les périodes de la journée constitue le meilleur moyen d’évaluer et d’analyser les mouvements humains durant toute la journée.

2007 ◽  
Vol 32 (S2F) ◽  
pp. S189-S205 ◽  
Author(s):  
Lawrence R. Brawley ◽  
Amy E. Latimer

Les directives relatives à la pratique de l’activité physique proposent des comportements types qui diminuent le risque de morbidité et de mortalité si on y adhère. En fait, les directives indiquent le quoi faire, mais ni le pourquoi ni le comment. Par conséquent, pour favoriser la pratique de l’activité physique, les messages issus des directives ne devraient pas seulement donner la quantité d’activité physique à faire et pourquoi, mais aussi comment le faire. Les guides d’activité physique canadiens sont une mise en application de ces directives. Dans cet article, nous présentons un bref aperçu des défis créés par la publication de ces guides et nous relevons les aspects pratiques et les observations empiriques à prendre en compte dans le futur pour élaborer et diffuser des messages congruents. Nous nous inspirons des succès passés pour bien communiquer les directives relatives aux objectifs de la pratique de l’activité physique et nous nous référons à la littérature scientifique récente en matière de promotion pour faire des recommandations. Pour motiver les gens à atteindre les objectifs véhiculés dans les directives, il faut formuler des messages à caractère informatif, incitatif et convaincant. On devrait diffuser ces messages auprès du public au moyen d’une campagne de promotion en plusieurs étapes, soigneusement planifiée et soumise à une évaluation rigoureuse.


2007 ◽  
Vol 32 (S2F) ◽  
pp. S179-S188 ◽  
Author(s):  
Christine Cameron ◽  
Cora L. Craig ◽  
Fiona C. Bull ◽  
Adrian Bauman

Le but de cette étude est d’analyser l’atteinte des objectifs visés par les Guides d’activité physique canadiens, les impacts attendus dans un premier temps (prise de conscience, savoir, croyance, intention prochaine de devenir actif, les premiers pas sur le plan comportemental) et les niveaux de pratique d’activité physique de la population. L’analyse est basée sur les résultats recueillis auprès des individus éligibles âgés de 18 ans et plus (n = 8892) dans l’enquête 2003 Physical Activity Monitor (PAM). Cette enquête est une étude transversale réalisée au moyen d’entretiens téléphoniques auprès d’un échantillon représentatif. On a aussi analysé les tendances à long terme auprès des échantillons représentatifs d’individus âgés de 12 ans et plus dans l’Enquête nationale sur la santé de la population et l’Enquête sur la santé des collectivités canadiennes. Le taux de rétention des directives de toutes sortes en matière d’activité physique est très faible (4 %), mais la connaissance de l’existence des guides est plus importante (37 %). La connaissance, facilitée ou non par l’intervieweur, des directives est plus importante chez les femmes et chez les individus à haut revenu ; de plus, cette connaissance augmente avec le niveau de scolarité. On a associé par la suite les comportements tels « à la recherche de l’information » et « en démarrage d’action » à la connaissance, avec ou sans l’aide de l’intervieweur, des directives et initiatives. Les croyances relatives aux bienfaits de l’activité physique et le désir de faire de l’activité physique ont aussi été associés à la connaissance facilitée par l’intervieweur à propos des directives. La connaissance de l’existence des Guides, la connaissance à propos de la quantité d’activité physique requise pour atteindre les objectifs identifiés dans le Guide, l’intention de faire de l’activité physique, rechercher de l’information, démarrer une action ont été associés à la rubrique « suffisamment actif ». Les Guides véhiculent de bonnes directives et des recommandations pertinentes afin d’inclure l’activité physique en matière de santé publique. Mais le faible taux de rétention des directives chez les personnes interviewées, nous indique la nécessité d’un programme de communication bien coordonné et disposant des fond nécessaires afin de promouvoir ces directives, il est impératif d’établir une collaboration avec des partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux, des organismes municipaux et scolaires, au travail et dans les loisirs et dans des systèmes de santé publique et de soins de santé.


2007 ◽  
Vol 32 (S2F) ◽  
pp. S206-S216
Author(s):  
Peter T. Katzmarzyk ◽  
Mark S. Tremblay

Le faible niveau de pratique de l’activité physique chez les Canadiennes et les Canadiens constitue une préoccupation majeure de santé publique. Bien entendu, il est important de saisir les pratiques et les tendances actuelles. Des irrégularités concernant le monitorage, l’analyse et l’établissement du bilan créent de la confusion auprès des chercheurs, des décideurs et du public en général. Cette étude se propose de consolider les observations antérieures, de faire une évaluation critique des méthodes d’observation et d’analyse de la pratique de l’activité physique et de présenter des résultats couramment utilisées au Canada. Nous proposons une approche afin d’interpréter de façon juste et valable les observations et nous recommandons des stratégies de surveillance.


2007 ◽  
Vol 32 (S2F) ◽  
pp. S217-S230 ◽  
Author(s):  
Dale W. Esliger ◽  
Mark S. Tremblay

L’évaluation précise de la quantité d’activité physique pratiquée de façon régulière constitue une donnée fondamentale dans l’étude de la relation entre l’activité physique et la santé. Cependant, plusieurs techniques de mesure de l’activité physique ne donnent que des résultats valables pour une seule journée comme, par exemple, la dépense d’énergie réalisée d’après une auto-évaluation par questionnaire, le nombre de pas fait d’après un podomètre, l’intensité d’activité physique mesurée au moyen d’un accéléromètre comptant le temps à faire des exercices d’intensité modérée à vigoureuse. On peut maintenant utiliser les techniques de monitorage qui informent davantage sur les comportements actifs et sédentaires pour approfondir l’étude de la relation entre la santé et la fréquence, l’intensité et la durée des mouvements accomplis. Cet article présente comment un monitorage objectif, avec une attention particulière portée à l’accélérométrie, peut dresser un bilan d’activité / d’inactivité. Au moyen de données objectives prélevées dans la littérature, on présente un bilan kinésique détaillé et des exemples d’étude de cas incorporant des données et leur interprétation. La quantité d’informations recueillies dans ce profil complet offre de nouvelles avenues de surveillance et d’études scientifiques pouvant déboucher sur de nouvelles directives en matière de pratique de l’activité physique. Nous présentons les résultats de diverses façons pour démontrer les dangers d’une mauvaise interprétation des données quand on évalue une population d’après son taux de conformité aux directives contenues dans le Guide d’activité physique canadien. Nous énonçons des recommandations en matière de profil kinésique / akinésique et nous proposons quelques pistes de recherche.


2007 ◽  
Vol 32 (S2F) ◽  
pp. S75-S121 ◽  
Author(s):  
Donald H. Paterson ◽  
Gareth R. Jones ◽  
Charles L. Rice

De nombreuses études épidémiologiques confirment les bienfaits procurés par l’activité physique en ce qui concerne la diminution du risque de maladie associée à l’âge et de la mortalité quelle qu’en soit la cause. L’analyse de la littérature scientifique centrée sur les caractéristiques principales (intensité, type, quantité) montre que la quantité nécessaire d’activité physique est celle qui améliore la condition cardiorespiratoire, la force musculaire, la puissance et, indirectement, l’équilibre. L’appauvrissement de ces fonctions avec l’âge entraîne des limitations physiques qui conditionnent les activités fonctionnelles journalières. En revanche, un programme d’activité physique peut atténuer ces pertes, évitant ainsi aux personnes âgées (plus de 65 ans) de traverser le seuil de l’incapacité physique. Les études transversales et longitudinales révèlent un lien entre la condition cardiorespiratoire et la capacité fonctionnelle et l’autonomie ; la force musculaire et par surcroît, la puissance musculaire, permettent d’accomplir plus efficacement les activités de tous les jours ; l’équilibre dynamique en combinaison avec la puissance musculaire forment un ensemble de prévention contre les chutes. D’après les études sur les programmes d’intervention, les personnes âgées peuvent améliorer leurs capacités fonctionnelles car elles possèdent la capacité d’adaptation à l’entraînement physique. Les quelques études qui ont analysé les quantités minimale et optimale d’activité physique indiquent qu’il faut faire des exercices dans les plages d’intensité modérée à vigoureuse si on veut atteindre et préserver les gains résultant de la pratique régulière. Par conséquent, on devrait prescrire des activités physiques en spécifiant le type d’activité qui améliorera les variables organiques associées au maintien de la capacité fonctionnelle et de l’autonomie et, de ce fait, on repoussera la maladie et la mort. Une bonne recommandation concernant l’exercice physique chez les personnes âgées devrait inclure des activités cardiorespiratoires modérément vigoureuses (la marche rapide), un entraînement à la force et à la puissance pour la préservation de la masse musculaire et de la capacité de travail de groupes musculaires choisis et des exercices d’équilibre et d’étirement au besoin.


2007 ◽  
Vol 32 (S2E) ◽  
pp. S185-S194 ◽  
Author(s):  
Peter T. Katzmarzyk ◽  
Mark S. Tremblay

The current low level of physical activity among Canadians is a dominant public health concern. Accordingly, a clear understanding of physical activity patterns and trends is of paramount importance. Irregularities in monitoring, analysis, and reporting procedures create potential confusion among researchers, policy-makers, and the public alike. The purpose of this paper is to consolidate reported findings and provide a critical assessment of the physical activity surveillance procedures, analytical practices, and reporting protocols currently employed in Canada to provide insights for accurate and consistent interpretation of data, as well as recommendations for future surveillance efforts.


2007 ◽  
Vol 32 (S2E) ◽  
pp. S161-169 ◽  
Author(s):  
Christine Cameron ◽  
Cora L. Craig ◽  
Fiona C. Bull ◽  
Adrian Bauman

The purpose of this paper is to examine the reach of different versions of Canada’s physical activity guide (CPAG) and their impacts, including immediate effects (awareness, knowledge, beliefs, future intention to be active, first steps towards behavioural change) and population levels of physical activity. The analysis is based on eligible adults aged 18 years and older (n = 8,892) included in the 2003 Physical Activity Monitor (PAM) survey. The 2003 PAM was a cross-sectional, telephone interview of a representative population sample. Secular trends of Canadians aged 12 years and older were examined, using representative samples from the National Population Health and Canadian Community Health Surveys. Unprompted recall of any guidelines for physical activity was very low (4%), whereas prompted recall of the CPAG was higher (37%). Unprompted and prompted recall were higher among women and high-income earners, and increased with level of education. Behaviours associated with “seeking information” and “initiating action” were associated with unprompted and prompted recall. Beliefs about the benefits of physical activity and intention to be active were also associated with prompted recall. Unprompted CPAG recall, knowledge about the amount of activity required to meet the CPAG, intention to be active, “seeking information”, and “initiating action” were associated with being “sufficiently active”. The CPAG is an appropriate set of public health guidelines or recommendations around physical activity. The low unprompted recall rate points to the need for a coordinated, well-funded approach to communication of these guidelines, involving governmental and non-governmental partners and intermediaries in municipalities, schools, workplaces, and the recreational, public health, and health-care systems.


2007 ◽  
Vol 32 (S2E) ◽  
pp. S109-121 ◽  
Author(s):  
Ian Janssen

The aim of this review is to provide a scientific update on evidence related to the biological and psycho-social health benefits of physical activity in school-aged children and youth. To accomplish this aim, the first part of the paper reviews existing physical activity guidelines for school-aged children and youth, with an emphasis placed on how Canada’s guidelines compare and contrast with those of other countries and organizations. The paper then provides an overview of physical activity levels of Canadian children and youth, which indicates that few Canadian youngsters meet current physical activity recommendations. The next section of the paper summarizes the literature that informs how much physical activity is required to promote health and well-being in children and youth. The paper then provides suggestions on modifications that could be made to Canada’s physical activity guidelines for children and youth. Specifically, consideration should be given to setting both minimal (≥60 min/d) and optimal (up to several hours per day) physical activity targets. The final section identifies future research needs. In this section, a need is noted for comprehensive dose–response studies of physical activity and health in the paediatric age group.


2007 ◽  
Vol 32 (S2E) ◽  
pp. S218-S224 ◽  
Author(s):  
Mark S. Tremblay ◽  
Roy J. Shephard ◽  
Lawrence R. Brawley ◽  
Christine Cameron ◽  
Cora Lynn Craig ◽  
...  

This article summarizes the main findings from the papers included in this journal supplement. It consolidates the evidence currently available to inform and advance the development of physical activity guidelines for Canadians, and it highlights the specific needs of various population subgroups. The challenges of translating guideline information into effective and persuasive physical activity messages, of campaigns to disseminate messages, and of related evaluations are underlined. Recommendations on how to proceed are based on the evidence base provided by this series of papers; the immediate next steps mandated by this initiative are outlined and priorities for future research are indicated.


2007 ◽  
Vol 32 (S2E) ◽  
pp. S135-S147 ◽  
Author(s):  
Kathleen A. Martin Ginis ◽  
Audrey L. Hicks

This paper provides a brief overview of the epidemiological data regarding Canadians with physical disabilities, with a particular emphasis on health status. A literature review is then presented, focusing on activity levels and the physiological and health-related quality of life benefits of activity for people with four different physical disabilities (arthritis, fibromyalgia, spinal cord injury, and multiple sclerosis). The unique physical activity barriers faced by people with physical disabilities are discussed. The paper concludes with recommendations for the development of a physical activity guide for Canadians with physical disabilities.


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