Révision des politiques pour une avancée vers une couverture universelle en soins de santé dans les pays à faible revenu: garantir les résultats positifs des socles nationaux de protection sociale

2013 ◽  
Vol 66 (3-4) ◽  
pp. 155-182
Author(s):  
Xenia Scheil-Adlung
Author(s):  
S.-A. Li ◽  
S. M. Jack ◽  
A. Gonzalez ◽  
E. Duku ◽  
H. L. MacMillan

Introduction On sait peu de choses sur ce que pensent les professionnels de la santé et des services sociaux des programmes à long terme de visites à domicile pour les nouvelles mères à faible revenu. Cette étude fait état des expériences et des points de vue de fournisseurs de services communautaires qui orientent les mères participant au Nurse-Family Partnership (NFP) – un programme de visites à domicile par une infirmière auprès de cette population cible – vers le programme lui-même ou qui interviennent directement dans le cadre de celui-ci. Méthodologie L’étude s’est déroulée en deux phases. La phase I a consisté en une analyse secondaire de données qualitatives issues d’un échantillon de 24 entrevues individuelles dirigées avec des fournisseurs de soins communautaires, cette démarche s’inscrivant dans le cadre d’une étude de cas plus vaste réalisée à Hamilton (Ontario, Canada) et destinée à examiner les moyens à mettre en oeuvre pour accroître la recevabilité du NFP. La phase II, à laquelle ont pris part 4 participants, a consisté en une description qualitative des 3 thèmes relevés lors de la phase I, thèmes qui ont été approfondis au moyen d’entrevues individuelles semi-structurées menées auprès de certains fournisseurs de soins de santé et de services sociaux communautaires. Résultats Le NFP est perçu dans l’ensemble comme un programme comblant une lacune importante dans les services dispensés aux nouvelles mères. Des échanges fréquents entre le NFP et les organismes communautaires offrant déjà des services à ces mères pourraient contribuer à en améliorer le processus d’orientation, à éviter leur chevauchement et à en faciliter l’accès. Ces résultats contribuent à mieux définir les composantes nécessaires au succès de l’intégration d’un programme de visites à domicile au réseau déjà en place de services communautaires. Conclusion Le rôle des programmes de visites à domicile ne doit pas être envisagé isolément. Au contraire, le potentiel de ceux-ci est optimisé par la collaboration et l’échange d’information avec d’autres organismes afin d’offrir de meilleurs services aux mères d’un premier enfant.


2021 ◽  
Vol 11 (S1) ◽  
Author(s):  
Morgan Donohue

La pandémie de COVID-19 est sans aucun doute la plus grande crise sanitaire des temps modernes. Avec presque 933,785 infections et 22,676 morts au Canada [1], il est de la plus haute importance de distribuer rapidement des vaccins approuvés aux populations les plus touchées. Tragiquement, ces populations sont principalement des Canadiens racialisés et à faible revenu. Cependant, Ottawa n'a actuellement aucun plan pour aider ces personnes à surmonter les obstacles à l'accès aux soins de santé, y compris l'accès au vaccin COVID-19. Des subventions pour le transport, la perte de salaire, ainsi que plus d'information sur le vaccin (engagement du publique) sont nécessaires pour la vaccination des familles à faible revenu au Canada. Pendant cette pandémie, les gens le plus touchées par le virus au Canada sont des familles a fiable revenu et des personnes racialisées. Par exemple en Ontario entre Janvier 2020 et Juin 2020, les quartiers connaissant des niveaux élevés de pauvreté affichent deux fois plus de taux d'infection au COVID-19 que les communautés à revenu élevé. De plus, les personnes infectées provenant de quartiers à faible revenu ont connu plus de complications graves à la suite de l'infection [2]. Les raisons sous-jacentes potentielles à cela pourraient être dues à une exposition accrue au virus, ainsi qu'à un risque plus élevé de conditions préexistantes dans ces populations [3]. Malheureusement, ces divisions entre les classes qui se traduisent par de moins bons résultats de santé dans les communautés à faible revenu existaient bien avant la pandémie de COVID-19. Les barrières financières qui entraînent une mauvaise qualité des aliments, des environnements de logement insalubres et une augmentation des niveaux de stress global contribuent actuellement aux comorbidités signalées de pauvreté (hypertension, diabète, maladies cardiovasculaires, et maladies respiratoires chroniques) [3]. Ces conditions mentionnées ci-dessus placent cependant les personnes ayant une faible statistique socio-économique à un risque élevé de complications graves du COVID-19.


Author(s):  
Osnat C. Melamed ◽  
Laurie Zawertailo ◽  
Robert Schwartz ◽  
Leslie Buckley ◽  
Peter Selby

Les groupes marginalisés sont touchés de manière disproportionnée par la pandémie actuelle. Parmi les effets directs, notons des taux d’infection supérieurs associés à une morbidité et à une mortalité accrues, les effets indirects découlant quant à eux de la réponse sociétale visant à limiter la propagation du virus. Ces groupes présentent également des taux de tabagisme nettement plus élevés que ceux de la population générale. Dans cet article, nous examinons, au moyen du cadre syndémique, la façon dont la pandémie a contribué à exacerber les méfaits du tabac chez ces groupes. Cette approche nous permet d’étudier les facteurs qui favorisent le cumul des méfaits du tabac et des méfaits de la COVID 19, en particulier une aggravation de la détresse psychologique, une augmentation potentielle du tabagisme, une exposition accrue à la fumée secondaire et un accès réduit aux services d’arrêt du tabac. Nous proposons ensuite des stratégies d’atténuation destinées à protéger les groupes défavorisés contre les méfaits du tabac, pendant et après la pandémie de COVID-19 : des services d’arrêt du tabac abordables, une approche proactive du traitement du tabagisme à l’aide des technologies de l’information, un dépistage et un traitement de la dépendance au tabac au moment où les personnes vont se faire vacciner contre la COVID-19, la prise de mesures pour instaurer une couverture universelle de la pharmacothérapie de sevrage du tabac, des politiques d’interdiction totale de fumer et une réglementation de la densité des points de vente au détail de tabac. Aujourd’hui plus que jamais, les cliniciens, les systèmes de soins de santé, les organismes de santé publique et les responsables des politiques de santé doivent agir de manière coordonnée pour protéger les groupes vulnérables contre les méfaits du tabac.


Author(s):  
Diane E. Allan ◽  
Laura M. Funk ◽  
R. Colin Reid ◽  
Denise Cloutier-Fisher

RÉSUMÉLes recherches existantes sur les modes d’utilisation des soins de santé des Canadiens âgés suggèrent que habituellement le revenu ne restreint pas l’accès d’une personne. Cependant, le rôle que joue le revenu en influençant l’accès aux services de santé par les personnes âgées vivant en milieux ruraux est relativement inconnu. Cet article examine la relation entre le revenu et l’utilisation des services de santé chez les personnes âgées dans les zones rurales et urbaines de la Colombie-Britannique. Les données ont été extraites de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de Statistique Canada, cycle 3.1. Avec une régression multivariable, on a examiné l’influence du revenu sur l’accessibilité de 3 424 personnes âgés de 65 ans et plus. Les résultats suggèrent que (1) de faible revenu n’influence pas l’accès aux services de soins de santé, et (2) que cela est vrai pour les adultes âgés urbaines et ruraux. Dans tous les cas, les prédicteurs les plus importants et cohérents d’accès sont ceux qui ont mesuré le besoin de soins de santé.


2012 ◽  
Vol 33 (1) ◽  
pp. 1-12
Author(s):  
L McLaren ◽  
M Zarrabi ◽  
DJ Dutton ◽  
MC Auld ◽  
JCH Emery

Introduction Depuis quelques décennies, deux tendances marquées s'observent au Canada comme ailleurs : une hausse de la prévalence de l'excès de poids et de l'obésité chez les enfants, et une proportion à la hausse des femmes (dont les mères) sur le marché du travail et des besoins en matière de garde d'enfants. Même si une association entre la garde des enfants et leur indice de masse corporelle (IMC) est plausible et aurait une importance sur le plan des politiques, ni son existence ni sa nature n'ont été établies au Canada. Méthodologie Au moyen des données de l'Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes, nous avons examiné l'exposition à trois types de garde à 2-3 ans (garde par une personne non apparentée, garde par un membre de la parenté, garde dans une garderie) et sa relation avec le changement de percentile d'IMC (continu et catégorique) entre 2-3 ans et 6-7 ans, et avons tenu compte des corrélats sanitaires et socio-démographiques. Résultats La garde par une personne non apparentée était associée à une hausse du percentile d'IMC entre 2-3 ans et 6-7 ans chez les filles vivant dans un ménage à faible revenu et chez les garçons. Conclusion Vu les bienfaits potentiels d'une garde structurée de grande qualité pour toute une série de résultats de nature sanitaire et sociale et vu les effets néfastes possibles de certains types de garde non structurée relevés dans notre étude et d'autres, nos résultats font ressortir la nécessité de poursuivre les recherches concernant les répercussions de divers types de garde sur un ensemble de résultats, dont ceux liés au poids.


1995 ◽  
Vol 34 (3) ◽  
pp. 367-393
Author(s):  
Claire Lachaud ◽  
Lise Rochaix
Keyword(s):  

2003 ◽  
Vol 13 (2) ◽  
pp. 164-180 ◽  
Author(s):  
Paul-André Lapointe ◽  
Malie Chayer ◽  
François Bernard Malo ◽  
Linda Rivard

Résumé Les fermetures d’hôpitaux et la réduction radicale de l’emploi ne sont que les manifestations les plus visibles de l’actuelle reconfiguration du système de santé au Québec qui affecte profondément la production des soins et l’organisation du travail infirmier dans l’hôpital de courte durée. Largement inspirés de l’expérience américaine, les changements en cours seront analysés en prenant pour exemple la Régie régionale de Québec et le Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ). Il sera notamment démontré, à partir d’une analyse de l’évolution du travail infirmier dans six unités de soins, que deux évolutions sont possibles, selon que domine la déqualification ou la reprofessionnalisation du travail.


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