De la tablette numérique au robot compagnon : nouvelles médiations thérapeutiques dans la prise en charge des enfants « TSA »

2020 ◽  
pp. 50-71
Author(s):  
Olivier Duris

Les nouvelles technologies sont aujourd’hui reconnues comme des outils novateurs très intéressants pour accompagner le clinicien dans la prise en charge thérapeutique des enfants autistes. Ce constat est fait depuis de nombreuses années, déjà, à propos des outils numériques, et notamment des jeux vidéo et des tablettes tactiles. Toutefois, l’intérêt de certains chercheurs ou professionnels de santé se porte également aujourd’hui vers les robots sociaux, qu’ils soient humanoïdes ou animaloïdes, en tant qu’outils de médiation thérapeutique. Partant de ce constat, nous avons mis en place, depuis 2014, différents ateliers à médiation numérique et robotique dans notre Hôpital de Jour pour enfants (André Boulloche, association CEREP-Phymentin). À travers le cas de Nathan, autiste de 9 ans ayant suivi, pendant un an, une thérapie à médiation numérique puis, l’année suivante, une thérapie à médiation robotique, nous tenterons de montrer en quoi ces prises en charge thérapeutiques ont permis à cet enfant de mettre en place différentes stratégies lui permettant d’entrer en relation avec son thérapeute, puis avec les autres sujets présents autour de lui. Mots clés

2020 ◽  
Vol 14 (3) ◽  
pp. 122-136
Author(s):  
L. Baussard ◽  
F. Cousson-Gélie ◽  
I. Nicklès

Objectif : Les études qui s’interrogent sur l’efficacité des interventions non médicamenteuses, dans la prise en charge de la fatigue associée au cancer, comprennent le plus souvent des sessions d’activités physiques adaptées ou des prises en charge psychologiques. Parmi elles se trouve l’hypnose, mais elle est principalement proposée en combinaison avec une autre thérapie, limitant une interprétation en termes d’efficacité. À travers cette revue de la littérature, nous voulons comprendre quelle est la place de l’hypnose pour la prise en charge de la fatigue associée au cancer. Méthode : Nous avons recherché les articles scientifiques indexés dans les bases de données Cochrane, PsycINFO, Pubmed et Web of Science. Les principaux mots clés étaient « fatigue », « cancer » et « hypnosis ». La qualité méthodologique des études a été évaluée. Résultats : Quatre-vingt-deux études ont été recensées. Après sélection, 11 études ont été retenues à la lecture. Les résultats sur l’efficacité de l’hypnose seule (non combinée à une autre thérapie) ont porté sur 6 études. Bien qu’il faille distinguer l’hypnose délivrée par autrui, de l’autohypnose par audioenregistrement, nos résultats indiquent que 4 études rapportent une efficacité significative de l’hypnose pour réduire la fatigue des patients soignés pour un cancer. Conclusion : Au niveau international, trop peu d’études évaluent l’efficacité de l’hypnose en oncologie. Ainsi, sur un symptôme spécifique comme la fatigue, les études se font encore plus rares. De plus, il est difficile d’évaluer l’efficacité d’une méthode pour laquelle l’homogénéisation de la procédure est difficile à mettre en place. Cependant, au regard de cette étude, l’hypnose présente un réel intérêt et une efficacité dans la réduction des symptômes de fatigue.


2021 ◽  
Vol 11 (1) ◽  
pp. 34-38
Author(s):  
A Konaté

Introduction : La morsure de serpent est un problème de santé publique et fait partie des pathologies négligées selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). L’objectif était d’évaluer la prise en charge des morsures de serpent en milieu rural. Matériel et méthodes : Il s’agissait d’une étude prospective qui s’est déroulée du 1er Janvier au 31 Décembre 2020 dans l’aire du centre de santé communautaire et universitaire (CSCom-U) de Ségué. Résultats : Nous avons enregistré dans l’aire de santé de Ségué 25 cas de morsure dont 10 cas (40%) ont été pris en charge au centre de santé et 15 (60%) dans la communauté. La tranche d’âge 15 à 30 ans était la plus touchée (40%), le sexe masculin était de 64% et les cultivateurs étaient les plus touchés avec 36% des cas. Les facteurs à risque pour la morsure étaient la brousse (76%), la saison des pluies (64%) et les travaux champêtres (40%). Nous avons enregistré 100% de guérison dont un seul cas avec séquelle qui avait été traité traditionnellement. Conclusion : Il ressort que la morsure de serpents est un évènement assez négligé dans nos programmes de santé, très souvent les victimes font recours aux soins traditionnels, or l’utilisation du sérum antivenimeux est le traitement de choix. La disponibilité au niveau local des sérums anti venimeux (SAV), la formation continue des agents de santé, et l’éducation de la population doivent être de mise pour améliorer la prise en charge communautaire des envenimations par morsure de serpent. Mots clés : Prise en charge, morsure, serpent, CSCom U Ségué, Mali


2021 ◽  
Vol 11 (1) ◽  
pp. 17-21
Author(s):  
SZ Doa

Introduction : Le partographe est un outil indispensable à la surveillance du travail d’accouchement. L’objectif de ce travail était d’évaluer la qualité de remplissage du partographe modifié de l’organisation mondiale de la santé dans les maternités des centres de santé de premier niveau de la commune II de Bamako. Matériel et Méthodes : Nous avons réalisé une étude transversale rétrospective descriptive et analytique sur une période de douze mois allant du 1er mars 2018 au 28 février 2019. Elle a concerné tous les partographes des parturientes et accouchées admises dans ces centres pendant la période d’étude. Résultats : Cette étude a concerné 2027 partographes. Le remplissage des partographes a été effectué par les sages-femmes (95,26%), les infirmières obstétriciennes (2,92%) et les médecins (1,82%). La fréquence des partographes correctement remplis était de 66,93%. Il y avait une relation entre le niveau de qualification des prestataires et le respect des normes de remplissage (Khi²=37,456 ; P=0,000). Les principales difficultés de remplissage ont concerné les contractions utérines (25,7%), les heures d’examen (18,3%) et le modelage de la tête fœtale (12,5%). La non maitrise du nouveau partographe (47,5%) et la surcharge du travail (29,8%) ont été les principales raisons évoquées. Conclusion : Correctement rempli, le partographe contribue à la réduction de la morbidité et de la mortalité maternelle et périnatale. L’amélioration de la qualité de son remplissage nécessite la formation, la sensibilisation et le suivi des prestataires impliqués dans la prise en charge de l’accouchement. Mots clés : Maternités, Premier niveau, Partographe, Qualité, Remplissage


2013 ◽  
Vol 28 (S2) ◽  
pp. 9-9
Author(s):  
S. Ben Alaya ◽  
W. Homri ◽  
A. Harbaoui ◽  
A. Hari ◽  
R. Labbene

IntroductionLes sujets à personnalité dépendante sont assez souvent victimes de maltraitance physique émanant dans la majorité des cas de leurs proches. Cependant, cette maltraitance reste longtemps tolérée par le sujet afin de ne pas rompre le lien de dépendance. ObjectifMettre en exergue l’association entre ce type de trouble de la personnalité et la tolérance à la maltraitance infligée par leurs proches.MéthodologieRevue de la littérature par recherche sur la base de données « Science direct », via les mots clés « Dependant personality » « Violence » « Abuse », illustrée par un cas clinique.RésultatsIl s’agit de M. A.R., âgé de 59 ans sans antécédent notable, marié, père d’un fils âgé de 27 ans, suivi dans notre service pour trouble dépressif majeur avec caractéristiques psychotiques sur une personnalité dépendante. Lors des hospitalisations nous avons constaté la présence de traces de maltraitance physique, ce n’est qu’après plusieurs entretiens que le patient avoue qu’il subissait continuellement la violence physique et la maltraitance de la part de sa femme et de son fils. Après revue de la littérature, nous avons constaté que les sujets ayant une personnalité dépendante auraient tendance à être agressés plus fréquemment par leurs proches, de manière répétée. Il s’agit d’une population à risque capable de supporter longtemps la violence émanant d’un proche de peur de perdre son soutien et son approbation, maintenant ainsi le lien de dépendance. ConclusionLa personnalité dépendante est un trouble de la personnalité relativement fréquent mais les sujets ne consultent généralement pas pour leur trouble, il s’agit d’une population vulnérable et silencieuse souvent sujette à la maltraitance qu’il faudrait savoir dépister afin d’entamer une prise en charge adaptée. Cependant, il n’existe que peu de travaux relatifs traitant de ce sujet.


2020 ◽  
pp. 75-88
Author(s):  
Silvia Rossi

Cet article présente une étude dont l’objectif est d’établir l’impact de l’usage de la médecine narrative dans la pratique des professionnel.le.s de santé chargé.e.s de la formation et/ou de l’encadrement des stages de future.s professionnel.le.s de santé (infirmier.e.s, aides soignant.e.s, kinésithérapeutees etc.). Pour ce faire, nous avons effectué une analyse qualitative des travaux des étudiant.e.s du Master 2 Éducation et formation, parcours «Formateurs de professionnels de santé», université Descartes (Paris, année académique 2018/2019). Les paramètres pris en compte dans notre analyse sont : le cadre de production des narrations analysées (narrations publiques ou produites dans le cadre d’une relation de formation ou de soin ; spontanées ou produites suite à une sollicitation des étudiant.e.s en Master 2) ; les narrateur.rice.s (professionnel.le.s de santé en formation ou patient.e.s) ; l’objectif visé par le travail mis en place. Cette étude démontre la pertinence de l’usage de la médecine narrative dans la formation des professionnel.le.s de santé, et ses apports en dehors du domaine pédagogique. En particulier, la médecin narrative s’avère être 1) un outil de réflexion sur l’expérience de maladie qui permet de comprendre ce qu’on éprouve lors de la prise en charge d’une personne malade ; 2) un outil de réflexion sur la pratique du soin, de compréhension du vécu de la personne malade qui permet d’établir une relation de qualité et peut amener à l’un ajustement de la pratique du professionnel de santé ; 3) un outil de réflexion sur la pratique de l’enseignement et de suivi personnel et professionnel du parcours des étudiant.e.s.


2021 ◽  
Vol 11 (1) ◽  
pp. 1-4
Author(s):  
Hamed Djiré

Introduction : La santé buccodentaire fait partie intégrante de la santé globale des enfants. Son altération peut avoir des répercussions fonctionnelles, psychologiques et sociales sur le bien-être de l’enfant. Les pathologies bucco-dentaires peuvent être source de cette altération. L’objectif de ce travail était d’évaluer les aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques des pathologies bucco-dentaires chez les enfants pris en charge sous anesthésie générale au service d’odontostomatologie de l’hôpital général Idrissa Pouye (HOGIP) de Dakar. Matériel et méthodes : Il s’agissait d’une étude transversale descriptive qui s’est déroulée sur une période de 3 mois du 15 juillet 15 octobre 2019 et a concernée 25 dossiers de patients d’âge pédiatrique. Elle a eu pour cadre le service d’odontostomatologie de l’hôpital général Idrissa Pouye de Dakar. Nous avons exploité les dossiers des patients pris en charge sous anesthésie générale. Résultats : Dans notre étude, nous avons une prédominance masculine avec 56%. La tranche d’âge des 6 à 10 ans représentait 48% de l’échantillon avec une moyenne de 7,8 ans ± 3,5. La symptomatologie clinique était dominée par la tuméfaction (80% des cas). Les pathologies tumorales étaient le plus souvent rencontrées (14 cas, 56%). Parmi ces tumeurs, la grenouillette était retrouvée dans 9 cas (64,29%). La marsupialisation et le cerclage péri-mandibulaire ont été les interventions les plus pratiquées (respectivement 36% et 32% des cas). Conclusion : La prise en charge de ces pathologies peut se faire soit sous anesthésie locale ou soit sous anesthésie général. Certaines situations, cliniques ou générales de l’enfant, nécessitent le recourt à l’anesthésie générales pour une meilleure prise en charge. Mots clés : Pathologies bucco-dentaires, enfants, anesthésie générale, Dakar.


2018 ◽  
Vol 89 (1) ◽  
pp. 81-91
Author(s):  
Laure De Launay ◽  
Sarah Gebeile-Chauty

Introduction : Le sourire représente un challenge dans la prise en charge des classes III. Sans traitement, le sujet en classe III présente un torque maxillaire excessif et découvre majoritairement les incisives mandibulaires, signe qui s’accentue avec l’âge. L’orthopédie fonctionnelle permet de restaurer le caractère esthétique du sourire par protraction maxillaire (parfois provisoirement car 20 % des cas auront quand même besoin d’une chirurgie). Selon la sévérité initiale du cas (−4,5 mm d’AoBo constitueraient la valeur seuil), les options sont la compensation ou la correction chirurgicale. Dans les deux cas, le profil est amélioré, mais sans pour autant obtenir une normalisation des valeurs céphalométriques. Ces dernières années, les publications de cas traités par compensations (souvent par ancrage osseux) se sont multipliées avec des indications plus larges, en particulier pour les patients asiatiques pour lesquels la chirurgie de Le Fort I donne des résultats esthétiques discutables. L’attention doit alors être portée sur la bascule du plan d’occlusion, laquelle altère le sourire par la visibilité des incisives mandibulaires. Néanmoins, la chirurgie permet de gérer les cas les plus sévères avec une proportion d’amélioration plus importante. Objectif : L’objectif de cet article est de rechercher, par l’analyse de la littérature, les valeurs limites céphalométriques pour un sourire acceptable des patients en classe III. Matériels et méthodes : Nous avons effectué une recherche sur Pubmed à partir de mots clés : class III, anterior cross bite, smile, camouflage, orthognathic surgery, puis secondairement à partir des références fournies par les articles trouvés et avons analysé les données. Résultats : Le protocole ortho-chirurgical associé aux extractions de premières prémolaires maxillaires serait le moyen d’obtenir les meilleurs résultats en termes de sourire (versus la chirurgie sans extractions et versus les compensations orthodontiques) car c’est, en effet, le seul moyen de rétablir une position et un torque normalisés des incisives maxillaires, ce qui augmente leur visibilité lors du sourire.


2021 ◽  
Vol 8 (1) ◽  
pp. 66-71
Author(s):  
Jihane Ifezouane ◽  
◽  
Fadoua Berdi ◽  
Yasmina Tadlaoui ◽  
Soufiane EL Marrakchi ◽  
...  

L’ostéoporose est une maladie fréquente, liée à l’âge. Elle touche préférentiellement les femmes notamment après la ménopause. Près d’une femme ménopausée sur deux sera victime d’une fracture liée à l’ostéoporose, C’est une pathologie qui est largement sous-estimée dans la population générale. L'ostéoporose rend les os poreux et plus fragiles et augmente ainsi le risque de fracture à la moindre chute ou choc. Elle peut évoluer en l’absence de prise en charge adéquate vers des fractures qui peuvent être graves pouvant entraîner une grande perte d’autonomie voire le décès. La prise en charge de cette pathologie comporte 3 axes, des mesures hygiéno-diététiques, une correction d’un déficit vitamino-D-calcique, et des traitements médicamenteux spécifiques de l’ostéoporose. L’objet de notre travail est de compiler à travers une revue de la littérature les connaissances actuelles les plus pertinentes concernant l’ostéoporose, que ce soit en ce qui concerne ses facteurs de risques, que ses conséquences cliniques en termes de morbimortalité, son coût socio-économique. Il est aussi question ici de faire une revue des traitements efficaces, et de sensibiliser sur l’ostéoporose et ses conséquences auprès de la population et des professionnels de santé. Mots clés : Ostéoporose, Fracture, Densitométrie osseuse, Recommandations, Anti-ostéoporotiques


Swiss Surgery ◽  
2003 ◽  
Vol 9 (6) ◽  
pp. 315-319 ◽  
Author(s):  
Peloponissios ◽  
Gillet ◽  
Halkic

L'agénésie isolée de la vésicule biliaire (AVB) est une anomalie rare. Vingt-trois pour cents des porteurs de cette malformation présentent des douleurs de l'hypochondre droit accompagnées de nausées et d'intolérance aux graisses dont l'étiologie reste souvent inexpliquée. Que la méthode d'investigation initiale soit un ultrason ou une cholangiographie intraveineuse, le diagnostic retenu à tort est dans la grande majorité des cas celui d'une vésicule exclue ou scléro-atrophique. Il résulte de cette erreur une indication chirurgicale inutile avec un risque accru de lésion des voies biliaires. Le but de ce travail et de déterminer s'il est possible, malgré les pièges de l'imagerie radiologique, d'obtenir un diagnostic préopératoire et de préciser la marche à suivre en cas de découverte pré ou peropératoire d'une AVB. A partir de deux cas isolés que nous présentons dans ce travail, nous avons effectué une revue de la littérature. C'est en fait la méconnaissance de cette pathologie et sa non-évocation dans le diagnostic différentiel qui conduit à une prise en charge chirurgicale inutile et dangereuse. L'absence de structures anatomiques normales et l'impossibilité de réaliser une traction sur l'infundibulum afin de mener la dissection du triangle de Calot représente un risque accru de lésion des voies biliaires. L'évocation de ce diagnostique par le radiologue ou le chirurgien est essentielle lors de l'interprétation de l'imagerie radiologic. En cas de doute on réalisera une cholangiographie-IRM. Une transmission héréditaire de l'AVB a été observée. Les membres d'une même famille doivent être investigués.


2019 ◽  
Vol 13 (2) ◽  
pp. 105-111 ◽  
Author(s):  
R. Bouriga ◽  
M. Mahjoub ◽  
MA Chaouch ◽  
M. Hochlef ◽  
Y. El Kissi ◽  
...  

Introduction : Le cancer est à l’origine de détresse psychologique alourdissant les morbidités des patients. Le cancer colorectal constitue un problème de santé publique de par son ampleur et sa gravité, en plus de son retentissement psychologique chez les patients et chez leur entourage. Notre objectif est de déterminer la prévalence de la dépression et de l’anxiété chez un groupe de patients tunisiens atteints de cancer colorectal et d’en rechercher les éventuelles relations avec les données cliniques. Patients et méthodes : Nous avons mené une étude observationnelle longitudinale prospective durant six mois (de mars à août 2017) colligeant tous les patients présentant un cancer colorectal et suivis à la consultation d’oncologie médicale au CHU Farhat-Hached à Sousse (Tunisie). En plus d’une grille à remplir par l’enquêteur se rapportant aux données épidémiologiques et cliniques du patient après l’entretien et la consultation du dossier médical, la mesure de l’anxiété et de la dépression a été faite à l’aide d’un autoquestionnaire validé en langue arabe : l’Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS). La saisie et l’analyse des données ont été faites par le logiciel SPSS V20.0. Résultats : Cinquante-deux patients ont accepté de répondre à notre questionnaire. Ils étaient répartis en 28 femmes et 24 hommes ; l’âge moyen était de 57 ± 13 ans, la durée moyenne de la maladie était de 3,2 ± 1 ans. Les patients inclus dans l’étude étaient au stade métastatique (stade IV) de leur maladie dans 27%des cas. Nos patients ont bénéficié d’un traitement curatif dans 54 % des cas, d’une chirurgie de la tumeur primitive dans 88,6 %, d’une chimiothérapie dans 94,3 %, d’une radiothérapie dans 34,6 %, et 15,5 % ont reçu le cetuximab. La dépression détectée auprès de nos patients était douteuse dans 17,3 %et certaine dans 13,5 %. L’anxiété était douteuse chez 13,5 % et certaine dans 7,5 %. Une corrélation positive significative a été mise en évidence entre d’une part la symptomatologie dépressive et d’autre part le stade métastatique de la maladie (r = 0,741, p = 0,042), la présence de stomie (r = 0,811 ; p = 0,005), la fatigue (r = 0,720 ; p = 0,005) et les effets indésirables à type de nausée et vomissement (r = 0,653 ; p = 0,045). Conclusion : Il existe une forte prévalence de la dépression et de l’anxiété chez les patients atteints de cancer colorectal dans notre travail. Ces troubles psychiques devraient être systématiquement recherchés afin de préconiser une prise en charge adéquate de ces patients dans leur parcours de soins.


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