scholarly journals Surveillance sanitaire estivale des populations piscicoles du Rhône au voisinage du Centre Nucléaire de Production d'Électricité (CNPE) du Tricastin. Synthèse 2008–2013

2017 ◽  
Vol 20 ◽  
pp. 103-129
Author(s):  
P. Girard ◽  
J.-Y. Brana ◽  
J.-F. Fruget

Une surveillance sanitaire des populations piscicoles du Rhône a été mise en place chaque été depuis 2005 en amont et en aval du CNPE du Tricastin dans le cadre de la surveillance préventive en cas d'aléa thermique impactant la production d'électricité. Elle s'appuie sur des descripteurs biologiques pertinents et validés (indice de condition, parasitisme) et sur deux outils méthodologiques originaux, les « codes pathologie » et « l'indice pathologique ». Une trentaine d'individus par station et par campagne sont capturés par pêche électrique à un rythme hebdomadaire durant la période estivale. Ils appartiennent essentiellement aux espèces suivantes : chevaine (Squalius cephalus) et gardon (Rutilus rutilus), puis perche fluviatile (Perca fluviatilis), barbeau fluviatile (Barbus barbus) et goujon (Gobio gobio). Bien qu'un écart moyen de température de l'eau de l'ordre de 1,3 °C soit observé pour la température tendancielle lors de nos campagnes d'échantillonnage au cours de la saison estivale (fin juin – début septembre) entre la station aval échauffée et la station amont (min 0,4 °C, max 2,3 °C), l'étude ne met pas en évidence de différence significative des indices de condition moyens (Icm) ainsi que des prévalences des lésions externes moyennes des poissons entre l'amont et l'aval après mélange. En revanche, l'effet combiné température et débit pourrait expliquer la variation interannuelle des prévalences de lésions observées au cours de l'étude. Le maximum de lésions est observé lors des années chaudes et à faible débit (2009) alors que les années froides et à fort débit sont caractérisées par des prévalences de lésions plus faibles (2013). Au final, aucun des effets constatés, directs ou indirects, n'est spécifique de l'action de la seule augmentation de température et ne démontre pas de manière significative une action de celle-ci sur les différents indices utilisés et, donc, sur l'état de santé des poissons. Le débit est également susceptible de représenter un facteur de stress majeur pour l'ichtyofaune et d'agir sur l'intégrité des individus. En revanche, la qualité physico-chimique standard et toxique ne semble pas être un facteur discriminant sur le Rhône. Les lésions observées dans le cadre de cette étude sont plus le fait d'atteintes pathologiques mineures, essentiellement provoquées par des bactéries opportunistes, que de problèmes toxicologiques. Dans le cadre de l'effet de plus en plus prégnant du changement climatique global sur les hydrosystèmes continentaux, une réflexion sur la prise en compte et le suivi des effets potentiels du réchauffement engendré sur le développement des maladies des poissons et sur le comportement des espèces résidentes et migratrices semble nécessaire, d'autant plus que d'autres descripteurs (hématologiques et histologiques) sont également susceptibles d'être intégrés dans ces outils de diagnostic et de surveillance de l'état de santé des populations piscicoles.

1990 ◽  
Vol 47 (2) ◽  
pp. 364-372 ◽  
Author(s):  
Åge Brabrand ◽  
Bjørn Andreas Faafeng ◽  
Jens Petter Moritz Nilssen

In laboratory tanks with bream (Abramis brama), perch (Perca fluviatilis), and roach (Rutilus rutilus) concentrations of phosphorus and nitrogen increased with time. Phosphorus was mainly released as soluble molybdate-reactive phosphorus (SRP); nitrogen almost exclusively as ammonium. The release increased with the species' tendency to forage on littoral sediments and with a smaller fish size. Bioassays with the test algae Selenastrum capricornutum showed that released phosphorus was readily available to algal growth. The total supply of phosphorus to the epilimnion of Lake Gjersjøen was calculated from the external supply from the tributaries and the estimated phosphorus release from total roach biomass. From May to October 1980 phosphorus release from the roach population contributed about the same order of magnitude as the total phosphorus loading from the watershed. During the period with the most serious phosphorus depletion to the phytoplankton (July, August, and September), the phosphorus supply from fish was about double that of the external phosphorus supply, confirming the important role of sediment-feeding fish populations in the eutrophication processes of lakes.


Biologia ◽  
2007 ◽  
Vol 62 (4) ◽  
Author(s):  
Jiří Musil ◽  
Zdeněk Adámek

AbstractPredation on the non-native cyprinid, Pseudorasbora parva, was reported during an annual study in a small connecting canal about 40 km south of Brno, Czech Republic. Two cyprinid fish species (Pseudorasbora parva, Rutilus rutilus) were identified in the diet of 23 piscivores belonging to three native fishes (Perca fluviatilis, Sander lucioperca, Esox lucius). The relative abundance of prey fishes changed seasonally and was dominated by the topmouth gudgeon in spring. Thereafter roach incidence continuously increased. In contrast, topmouth gudgeon was found to be a more sized-available prey and was the most dominant prey species in the diet of all piscivorous fishes during the whole season. Strong piscivory towards this alien might be beneficial for its eradication or control to support ecological integrity in natural and modified seminatural habitats.


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