Prise en charge orthophonique des particularités sensorielles associées aux troubles alimentaires dans les TSA

2020 ◽  
Vol 16 (63) ◽  
pp. 20-22
Author(s):  
Céline Lemoussu
2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S45-S46
Author(s):  
P. Gorwood

Les troubles alimentaires compulsifs regroupent un ensemble de troubles hétérogènes caractérisés par la présence de crise de boulimie. Ils sont en augmentation constantes au fils du temps et de plus en plus médiatisés. Les soignants y sont donc de plus en plus confrontés tant pour les dépister (consultation d’obésité ou de préchirurgie par exemple) que pour les traiter. Par ailleurs, il existe de plus de données sur l’impact de ces troubles sur les pronostics d’autres affections psychiatriques (trouble bipolaire notamment) s’ils ne sont pas pris en charge. Sous la présidence de Philip Gorwood, l’objectif de ce symposium est une mise au point sur le diagnostic, l’épidémiologie et la prise en charge de la boulimie et l’hyperphagie boulimique. Christine Vindreau présentera l’évolution des classifications et les principales caractéristiques cliniques de ces différents troubles alimentaires compulsifs à la lueur du DSM-V. Elle insistera particulièrement sur les caractéristiques des deux troubles les mieux spécifiés et dont les prises en charges sont bien codifié : la boulimie et l’hyperphagie boulimique. Nathalie Godart reviendra sur l’épidémiologie, l’évolution de la prévalence au cours du temps et le devenir de ces troubles. Elle insistera également sur les moyens de dépistage et sur l’articulation et l’organisation des soins entre les différents acteurs de santé à partir de l’exemple de la boulimie. Sébastien Guillaume présentera les principes de prise en charge de la boulimie et l’hyperphagie boulimique. Il développera particulièrement l’utilisation concrète des techniques de self-help. Ces techniques simples, validées scientifiquement, pouvant facilement et efficacement être utilisé par tous étant malheureusement peu répandu en France. À la fin du symposium l’audience pourra discriminer et dépister les différents troubles compulsifs, organiser les soins et proposer des prises en charge de premières lignes.


2014 ◽  
Vol 29 (S3) ◽  
pp. 611-611
Author(s):  
T. Cascales

En raison de son importance, l’alimentation a une place à part dans le paysage développemental du bébé. Pourtant, a priori solidement ancrée dans la physiologie, elle s’avère plus fragile qu’il n’y paraît. Les recherches épidémiologiques récentes montrent que 25 % à 35 % des bébés en clinique pédiatrique ordinaire sont sujets à des difficultés d’alimentation restrictive. Pour certains nourrissons et jeunes enfants, ces difficultés peuvent devenir plus importantes et se transformer en trouble du comportement alimentaire (2 %). C’est pourquoi, compte tenu de l’augmentation du nombre d’enfants concernés par cette problématique, il était nécessaire de proposer une réflexion sur l’étiologie et les facteurs de chronicisation des troubles alimentaires afin de contribuer à l’amélioration des modalités de prise en charge pédiatrique, psychologique et rééducative. Dans l’objectif de relever ces défis, nous proposons, tout d’abord, de commenter les recherches récentes en clinique périnatale qui traitent des questions d’alimentation précoce. Par la suite, notre propos consiste à expliquer le choix de la classification de l’école de Washington comme repère diagnostique. Plus globalement, l’étude des TCA restrictifs permet de rappeler l’intérêt de l’articulation des dimensions intersubjective et intrapsychique dans la compréhension des troubles fonctionnels du nourrisson. Également, l’aspect psychosomatique des TCA précoces est abordé à partir d’une consultation conjointe pédiatre/psy mise en place depuis 4 ans dans l’enceinte de l’hôpital des enfants de Toulouse. Dans cette consultation, des techniques thérapeutiques issues de la psychanalyse périnatale sont associées à l’analyse vidéo de repas parent/nourrisson, ainsi qu’à l’observation des nourrissons en situation d’interaction avec les thérapeutes. Notre propos consistera également à spécifier les avantages d’une consultation conjointe pédiatre-psychologue par rapport à des consultations habituelles de pédiatrie et de pédopsychiatrie séparées.


2013 ◽  
Vol 28 (S2) ◽  
pp. 60-61
Author(s):  
A. Pham-Scottez

Le concept de trouble de la personnalité borderline à l’adolescence donne lieu depuis de nombreuses années à de multiples débats et controverses, tant sur le plan théorique que dans la pratique clinique quotidienne. Partant de ce constat, 10 équipes européennes francophones (France, Suisse, Belgique), spécialisées dans la prise en charge du trouble borderline, se sont rassemblées pour créer le réseau européen de recherche sur la personnalité borderline (EUR-NET-BPD). L’objectif principal de cette étude était d’identifier les caractéristiques psychopathologiques spécifiques au trouble borderline chez l’adolescent (structuration de la personnalité, tempérament, impulsivité, mécanismes de défense, modalités d’attachement, expression émotionnelle, comorbidités…). Les objectifs secondaires de l’étude comprenaient l’étude de la place, du rôle et de la fonction de la dépression, la validation d’un outil de dépistage du trouble borderline, la caractérisation de facteurs étiopathogéniques, la mesure de l’impact des prises en charge chez les adolescents borderline. Un total de 85 adolescents de 15 à 19 ans (âge moyen 16,3 ans) borderline (diagnostic SIDP-IV) et 84 témoins non borderline appariés pour l’âge et le sexe ont été recrutés dans cette étude longitudinale multicentrique. Les critères borderline les plus fréquents chez les patients étaient les TS et automutilations, l’humeur instable, l’impulsivité et les colères inappropriées. Les principaux troubles de l’axe I vie entière retrouvés comprenaient les troubles de l’humeur (EDM : 71 %, dysthymie : 11 %, ED non spécifié : 6 %), les troubles alimentaires (anorexie : 40 %, boulimie : 33 %), le THADA (17 %), les troubles des conduites (18,8 %), le trouble oppositionnel avec provocation (31 %), les troubles liés à l’utilisation d’alcool ou de drogues et le PTSD (20 %). Les troubles de la personnalité les plus comorbides avec le trouble borderline étaient les personnalités obsessionnelle (35 %), antisociale (22 %), évitante (21 %), dépendante (12 %) et paranoïaque (10 %). Ces résultats seront comparés à ceux de la littérature internationale et commentés.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S103-S104
Author(s):  
L. Sala ◽  
C. Vindreau ◽  
S. Sweerts ◽  
A. Petit ◽  
L. Romo-Desprez ◽  
...  

Les approches centrées sur l’autorégulation ainsi que sur l’acceptation des émotions et des sensations désagréables inspirées des programme MBSR et MBCT, représentent une voie intéressante dans la prise en charge des troubles du comportement alimentaire dans lesquels le contrôle et l’évitement sont au premier plan. Ces programmes permettent de travailler les aspects obsessionnels (comme les ruminations) et compulsifs (sur l’alimentation, la réactivité avec perte de contrôle) associés à ces troubles alimentaires. La clinique des maladies mentales et de l’encéphale (CMME), hôpital Sainte-Anne a mis en place un protocole « MBCT Boulimie » en huit séances. Le programme MBCT a été modifié, notamment au niveau des outils cognitifs et de la durée des pratiques de méditation pour des patients présentant un TCA. La recherche s’est réalisée sur vingt-quatre sujets de l’hôpital de jour de la CMME et avait pour objet d’évaluer l’impact du programme MBCT dans une population de sujets souffrant de boulimie et de Binge Eating Disorder.Outils d’évaluationBMI, EDI-2, EAT, BDI-13, BITE, STAI Ya/Yb, le Ruminative Response Scale for Eating Disorder (RRSED), l’Acceptance and Action Questionnaire-II (AAQ-II), le Five Facets Mindfulness Questionnaire (FFMQ), le Mindfulness Attention Awareness Scale (MAAS), le Kentucky Inventory of Mindfulness Skills (KIMS), le Body Shape Questionnaire (BSQ), l’Impulsive Behavior Scale : Urgency, Premeditation, Perseverance, and Sensation Seeking (UPPS), le Cambridge Exeter Repetitive Thinking Scale (CERTS) et le Three Factor Eating Questionnaire (TFEQ). Nous présenterons les résultats préliminaires de cette recherche ainsi que le projet de suite de ce travail de recherche clinique.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S46-S47
Author(s):  
C. Vindreau

Depuis l’individualisation du syndrome boulimique dans les années 1980 et le DSMIII, les critères diagnostiques des TCA ont évolué. Les tableaux cliniques évoluent aussi chez nombre de patients au fil du temps. La boulimie non purgative disparaît du DSM-V. Boulimie, binge eating disorder, craving pour les hydrates de carbone et night eating syndrome s’associent à une perte de contrôle du comportement alimentaire. Ces troubles sont transnosographiques. Quand ils durent ou se chronicisent, ils laissent des traces somatiques, en particulier via l’excès pondéral qu’ils provoquent. Leur sévérité est variable et ils peuvent être très invalidants. Ce sont des pathologies plurifactorielles : nutritionnelles, psychiatriques et médicales. Ils s’associent au surpoids voire à l’obésité et aux troubles métaboliques. Certains sont en partie liés au mésusage des traitements psychotropes. Leur prise en charge précoce, la prévention et l’éducation nutritionnelle des jeunes patients pourraient en diminuer la gravité et l’incidence.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S46-S47
Author(s):  
S. Guillaume

Selon les recommandations actuelles, les traitements de choix des troubles alimentaires compulsifs type boulimie et hyperphagie boulimique reposent sur plusieurs aspects. Tout d’abord, une prise en charge hygiéno-diététique ayant pour objectif de restructurer les prises alimentaires, modifier les comportements alimentaires en dehors des crises, tester les croyances erronées vis-à-vis des aliments, aider à la gestion des vomissements… Elles sont le plus souvent associées à une prise en charge psychothérapique et/ou médicamenteuse. La psychothérapie de choix est la thérapie cognitivo-comportementale (TCC). Compte tenu de leurs cibles thérapeutiques les TCC sont plutôt à réserver à des patientes euthymiques, ayant de fortes préoccupations pour la minceur. L’alternative psychothérapique peuvent être les thérapies interpersonnelles et éventuellement les thérapies psychanalytiques dans certaines situations. Le traitement médicamenteux de première ligne est la fluoxetine à dose anti-compulsive (60 mg/j). D’autres prises en charge médicamenteuses sont proposées (epitomax, naltrexone…) mais doivent être réservées à des deuxièmes lignes après avis spécialisé. Quelle que soit la prise en charge retenue, il est fondamental dans le cadre de l’hyperphagie boulimique d’expliquer aux patients que ces prises en charge n’auront pas d’effets amaigrissants En complément de ces prises en charge, des techniques de self-help devraient être systématiquement associées. Ces techniques consistent en l’utilisation de différents outils (livres, des sites Internet, CD…) qui seront utilisé par le patient seul ou accompagné par le thérapeute dans le but d’augmenter ses connaissances par rapport sa problématique et lui apporter des compétences et des outils pour diminuer les symptômes voir les faire disparaître. Ces techniques simples et pouvant être facilement utilisées par tous ont été validées scientifiquement dans plus d’une trentaine d’études y compris en population française. Certains de ces supports de self-help, actuellement disponibles en France, seront présentés.


2018 ◽  
Vol 17 (132) ◽  
pp. 16-19
Author(s):  
Laurence Foix-L’hélias ◽  
Pascal Boileau
Keyword(s):  

2016 ◽  
Vol 200 (6) ◽  
pp. 1101-1113
Author(s):  
Jean-Marc Léger ◽  
Bahram Haghi ◽  
Raquel Guimarães-Costa

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