Prévention et prise en charge des effets indésirables induits par les thérapies ciblées

2015 ◽  
Vol 54 (551) ◽  
pp. 30-36
Author(s):  
Amélie Leroux ◽  
Nicolas Clere
2019 ◽  
Vol 13 (2) ◽  
pp. 105-111 ◽  
Author(s):  
R. Bouriga ◽  
M. Mahjoub ◽  
MA Chaouch ◽  
M. Hochlef ◽  
Y. El Kissi ◽  
...  

Introduction : Le cancer est à l’origine de détresse psychologique alourdissant les morbidités des patients. Le cancer colorectal constitue un problème de santé publique de par son ampleur et sa gravité, en plus de son retentissement psychologique chez les patients et chez leur entourage. Notre objectif est de déterminer la prévalence de la dépression et de l’anxiété chez un groupe de patients tunisiens atteints de cancer colorectal et d’en rechercher les éventuelles relations avec les données cliniques. Patients et méthodes : Nous avons mené une étude observationnelle longitudinale prospective durant six mois (de mars à août 2017) colligeant tous les patients présentant un cancer colorectal et suivis à la consultation d’oncologie médicale au CHU Farhat-Hached à Sousse (Tunisie). En plus d’une grille à remplir par l’enquêteur se rapportant aux données épidémiologiques et cliniques du patient après l’entretien et la consultation du dossier médical, la mesure de l’anxiété et de la dépression a été faite à l’aide d’un autoquestionnaire validé en langue arabe : l’Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS). La saisie et l’analyse des données ont été faites par le logiciel SPSS V20.0. Résultats : Cinquante-deux patients ont accepté de répondre à notre questionnaire. Ils étaient répartis en 28 femmes et 24 hommes ; l’âge moyen était de 57 ± 13 ans, la durée moyenne de la maladie était de 3,2 ± 1 ans. Les patients inclus dans l’étude étaient au stade métastatique (stade IV) de leur maladie dans 27%des cas. Nos patients ont bénéficié d’un traitement curatif dans 54 % des cas, d’une chirurgie de la tumeur primitive dans 88,6 %, d’une chimiothérapie dans 94,3 %, d’une radiothérapie dans 34,6 %, et 15,5 % ont reçu le cetuximab. La dépression détectée auprès de nos patients était douteuse dans 17,3 %et certaine dans 13,5 %. L’anxiété était douteuse chez 13,5 % et certaine dans 7,5 %. Une corrélation positive significative a été mise en évidence entre d’une part la symptomatologie dépressive et d’autre part le stade métastatique de la maladie (r = 0,741, p = 0,042), la présence de stomie (r = 0,811 ; p = 0,005), la fatigue (r = 0,720 ; p = 0,005) et les effets indésirables à type de nausée et vomissement (r = 0,653 ; p = 0,045). Conclusion : Il existe une forte prévalence de la dépression et de l’anxiété chez les patients atteints de cancer colorectal dans notre travail. Ces troubles psychiques devraient être systématiquement recherchés afin de préconiser une prise en charge adéquate de ces patients dans leur parcours de soins.


2013 ◽  
Vol 28 (S2) ◽  
pp. 1-1
Author(s):  
P. Gorwood

Le baclofène soulève bien des passions, parfois présenté comme un remède miracle de l’alcoolodépendance, parfois décrié comme un psychotrope parmi tant d’autres à fort effet placebo. Les cliniciens peuvent donc se trouver en difficulté devant une demande de ce traitement par un patient alcoolodépendant. Qui plus est le baclofène correspond vraisemblablement plus au concept des traitements de « substitution » plutôt que de « sevrage » voire même « d’aide au maintien de l’abstinence », et bouleverse en cela les indications, les modalités de prescription mais aussi les attendus. L’unité d’addictologie de la CMME à Sainte-Anne s’est progressivement organisée en centre de référence pour cette prise en charge, ce qui a mené à une somme importante d’expériences cliniques et thérapeutiques, facilitées par la présence de lits d’hospitalisation à temps complet et de jour dédiés à l’addictologie. Au cours de ce partage d’expérience, seront délivrés, en papier et en fichier informatique :– le bilan de base qu’il faut effectuer ;– une maquette d’escalade de doses pour trouver la dose optimale (parfois élevée) ;– les principaux effets indésirables à surveiller ;– un cahier d’observation permettant au patient de mieux percevoir le retentissement de ce traitement, ce qu’il faut en attendre mais aussi ce qu’il ne fera pas.La durée de prescription sera aussi discutée, ainsi que la possibilité de prescription ponctuelle au moment d’exposition à risque. Enfin, la particularité des prescriptions chez des sujets ayant une comorbidité psychiatrique, notamment trouble bipolaire, personnalité borderline et schizophrénie, sera aussi abordée.


2013 ◽  
Vol 23 (3) ◽  
pp. 184-194
Author(s):  
G. Latteux ◽  
S. Lebdai ◽  
N. Hoarau ◽  
S. Abadie-Lacourtoisie ◽  
R. Delva ◽  
...  

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